Absolute Ensemble - Arabian Nights (2011)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/09-12/absoluteensemble_arabian_nights_front.jpg Arabian Nights par Absolute Ensemble 063757957126

Une formation new-yorkaise jazz et musique classique qui invite le chanteur libanais maître du oud pour jouer une musique déconstruite, qui abat les cloisons culturelles.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12.5
Type de produit: 
Album

Arabian Nights

label: 
Date de parution: 
2011
Réf
types de supports: 
Digipack
063757957126
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C’est une sorte de réponse aux attentats du 11-Septembre, à la théorie du choc des civilisations que tente l'Absolute Ensemble new-yorkais, conduit par le compositeur estonien Kristjan Järvi, dans cette fusion faite d’équilibre, de subtilité et de liberté, qui a commencé en Allemagne. La première de cette création a eu lieu dans un hangar d’aérodrome à l’occasion de la fête de la musique de Brême en 2003, année de fondation du Absolute Ensemble.

Une douzaine de musicien(ne)s de formations jazz et musique classique (saxophone, violon, synthétiseur, piano, batterie, violoncelle, viola, flûte traversière, basson trompette, trombone, clarinette…) qui invite le Libanais Marcel Khalifé, le chanteur du progressisme marxisant arabe des années 1970, complice pendant des lustres de Mahmoud Darwish (1941-2008).

Marcel a chanté plusieurs textes du poète palestinien, tel Amourou bismiki interprété ici sur un air tendre et alerte à la fois, près de dix minutes d’un jazz charmeur de oud, nay, derbouka  piano, flûte traversière, saxophone, basson. Quand la voix de Khalifé s’élève, la salle reprend à l’unisson ses onomatopées (« Ahaha ahaha ») lors de l‘enregistrement de cet album en avril 2007 au Town Hall de New York. La cité meurtrie en septembre 2001 sait que l’émotion n’a ni langue, ni frontière. Seuls comptent la sensualité du chant, la virtuosité de la musique.

Et ce n’est pas une mince affaire quand on sait que la mélodie arabe traditionnelle ne connaît pas la gamme chromatique européenne et procède par quarts de ton qu’ignore la musique occidentale. Il a fallu donc composer avec des tonalités arabes, trouver une harmonie, fruit d’une maturation intelligente entre des musiciens aux parcours singuliers.

Maître du oud aussi, Marcel Khalifé est déjà un homme aux multiples aventures musicales. Il fait venir sur cet enregistrement son second fils Bachar (percussions), ses amis, le Zurichois Daniel Schnyder (saxophone, clarinette) et le Beyrouthin Bassam Saba (nay). Les deux souffleurs dominent Concerto For Nay, dix autres minutes de flânerie avant la cavalcade de sons luxuriants. Le maqam savant oriental dialogue intensément avec le classicisme occidental. Les douze compositions ici sont une musique déconstruite car elle abat les cloisons. Les murs ne sont que dans les têtes.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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