Fête de l’accordéon au Trianon

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Fête de l’accordéon au Trianon

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Photos Patrice Dalmagne et Jocelyne Gallais

Dans une ambiance estivale parisienne, samedi 8 septembre, Le Trianon a ouvert ses portes vers 19h pour le concert d’ouverture du Festival d’Ile de France. Dans ce théâtre de la Belle-Epoque, restauré en 2010, Richard Galliano accompagné du Tangaria Quartet (Jean-Marie Ecay, guitare, Philippe Aerts, contrebasse, Alexis Cardenas, violon, et Rafael Mejias Vegas aux percussions latines) a invité pour cette nuit de l’accordéon de talentueux musiciens.

Ayant comme maître Astor Piazzolla, Richard Galliano a adapté la liberté du jazz au musette typiquement français pour devenir le créateur du néo-musette. Une carrière marquée par des rencontres multiples avec des grands jazzmen comme Chet Baker ou Gonzalo Rubalcaba.

L’affiche La Nuit de l’accordéon fait partie des nombreux hommages (Bach, Nino Rota ou Piazzolla) et projets que Richard Galliano partage avec le public. Cette soirée constitue son tour du monde. En solo, duo, trio ou quatuor, les artistes offrent une autre vision de l’accordéon : des touches musette, jazzy, des improvisations partagées, des airs traditionnels aux mélodies ensoleillées !

Enfant du Sertão, région sèche du Nordeste brésilien où, enfant, accompagnant aux percussions son accordéoniste de père, Lulinha Alencar revisite le traditionnel bal forró par une interprétation urbaine et contemporaine. Le Bulgare Martin Lubenov, quant à lui, met toute sa virtuosité au service de l’improvisation et du partage pour une musique ludique et insolite, nuançant son bal tsigane de couleurs jazzy, orientale et latino. Le groove du Parisien Régis Gizavo envoûte le public.

Chanteur et accordéoniste malgache originaire de la région de Tuléar dans l’extrême sud-ouest de la Grande Ile, fort d’un riche répertoire éclectique, Régis est courtisé aussi bien par la chanson française (Higelin, Mano Solo…) que les musiques du monde (Cesaria Evora, Lénine...).

Doyen de la soirée et figure puissante de la musique réunionnaise, René Lacaille enchante par son swing et ses chansons créoles. Il a contribué au renouveau des traditions insulaires, le séga et le maloya qu’il a aussi joué avec son ami Danyel Waro, et a métissé son répertoire au gré de ses rencontres (le groupe angevin Lo’Jo, Fantasio…).

Accordéons chromatiques et diatoniques, musique aux ingrédients épicés, deux heures et demie de voyage autour du monde orchestrées par Richard Galliano. Des purs moments de plaisir, de convivialité et un final inoubliable quand La Javanaise a résonnée dans la salle, reprise en chœur par un public enthousiasmé.

Par Jocelyne Gallais | akhaba.com | 2012-09-18

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