Les Tambours de Brazza résonnent à Paris

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Les Tambours de Brazza résonnent à Paris

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Photo Patrice Dalmagne

Pantalons rouges liserés de noir, torse nu, faisant qu’un avec les fûts de leurs tambours ngoma, les percussionnistes des Tambours de Brazza entrent tour à tour sur la scène du Trianon. A cet instant, les rythmes frappés d’Afrique et plus particulièrement du Congo retentissent et apprivoisent le public ébloui par la prestation de ces musiciens-danseurs.

Magiciens du rythme, griots des temps modernes menés par la batterie jazz d’Emile Biayenda, fondateur du groupe, les treize musiciens inventent un nouveau langage, un métissage des musiques actuelles (rap, reggae), des instruments (guitare, basse, batterie) et des rites ancestraux africains.

Des chorégraphies contemporaines débordantes d’énergie, jaillissent les pulsations et gestuelles des pas de danses traditionnelles. Le chanteur, débardeur noir et casquette, les musiciens et les tambours sacrés parlent, se répondent, chantent et dansent, entraînant le public époustouflé dans un tourbillon de rythmes.

Formés en 1991 au Congo Brazzaville, exilés puis installés en France depuis 2001, les Tambours de Brazza sillonnent le monde avec ngo, la force de la panthère, et ma, ce que l’on donne. Ces longs tambours ngoma, ou tambours sacrés des Bantous fabriqués généralement dans un tronc de palétuvier évidé et recouvert d’une peau, servaient à communiquer les joies, les tristesses, animer les cérémonies, et autres étapes de la vie.

Dans la trilogie des percussions congolaises, le tambour grave nguri  représente la mère, et deux tambours d’accompagnement, balas ou mwanas symbolisent les enfants. Aujourd’hui, Les Tambours de Brazza fêtent leurs vingt ans, revisitant les traditions de leur pays au gré des rencontres musicales lors de leurs voyages aux quatre coins du monde.

Par Jocelyne Gallais | akhaba.com | 2013-02-13

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