Alan Stivell renflamme l’Olympia

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Alan Stivell renflamme l’Olympia

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Photos David Raynal

Le triskèle scintille de nouveau sur la poitrine d’Alan Stivell qui se produit le 9 mars à Cachan (94), dans le cadre de la Grande fête celtique et le 23 mars à Chesnay (78). La Bretagne et les Bretons d'Ile-de-France s’étaient déjà donné rendez-vous le jeudi 16 février au concert d’Alan Stivell en commémoration de son passage mythique à l’Olympia en février 1972.

Dans la salle, des fans de la première heure bon pied, bon œil quand il s’agit de chanter les grands succès du précurseur du renouveau celtique, Son ar chistr, Pop-Plinn, Suite Sud-Armoricaine, Tri Martolod et qui pouvaient surtout se dire « il y a quarante ans, j’y étais ». Mais aussi des spectateurs beaucoup plus jeunes tombés tout petits dans le chaudron celtique du barde planétaire. Un million de Franciliens ont des racines bretonnes.

Comme annoncé les compagnons du départ étaient bien au rendez-vous. Dan Ar Braz, le guitariste à l’humilité légendaire, arrivé sur scène sur la pointe des pieds en baskets jaunes, et aussi le violoniste René Werneer qui n’avait pas joué avec Stivell depuis trente-cinq ans. Fidèle à la spontanéité du fest-noz, l’apôtre de la pop celtique n’a pas hésité à descendre dans l’arène pour initier un an dro dans la foule, mettant temporairement en panique le service d’ordre peu amène de l’Olympia.

Puis ce fut au tour de la charmante Nolwenn Leroy d’interpréter une version magistrale de Brian Boru, l’un des grands standards du harpiste. Plus tard, le public a, une nouvelle fois, retenu son souffle lorsque la belle s’est mise à entonner en breton le Bro Gozh Ma Zadou. « Tant que le statut particulier de la Bretagne ne sera pas reconnu, il est important de chanter l’hymne national breton. Plus tard, si les choses évoluent, cela deviendra moins nécessaire », a tenu à préciser l’infatigable ambassadeur de la cause bretonne.

Les accents de la celtitude ont raisonné longtemps dans la mythique salle parisienne pleine à craquer. La puissance du Bagad Quic-en-Grogne de Saint-Malo devait bientôt répondre aux riffs vengeurs de Pat O’May, dont l’impressionnante crinière n’a pas cessé de battre en rythme la mesure.

« Sachez que Nolwenn a aujourd’hui exactement l’âge que j’avais lorsque que j’ai joué ici, il y a quarante ans, parmi certains d’entre vous », a précisé Stivell, visiblement heureux et ému de constater que sa démarche artistique pour la Bretagne fait quatre décennies plus tard de nombreux émules au sein de la nouvelle scène musicale bretonne. « Tout ce que je vois ce soir me donne du courage pour la suite, pour continuer », devait enfin ajouter le néo-barde. La relève est assurée. Sous les chardons, la breizh…

Par David Raynal | akhaba.com | 2012-03-06

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