11e édition du festival du Tibet et des peuples de l’Himalaya

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11e édition du festival du Tibet et des peuples de l’Himalaya

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Raghunath Manet © Bruno Requentel

Au bois de Vincennes, la 11e édition du festival du Tibet et des peuples de l’Himalaya des 10 et 11 septembre consacre une bonne partie de sa programmation à l’Inde. L’occasion lui est offerte par le 150e anniversaire de la naissance de Tagore, alias Rabîndranâth Thâkur (1861-1941), premier Indien et non-Occidental à obtenir le Nobel de littérature en 1913.

Fort de ses voyages, de ses rencontres des cultures et des civilisations à travers le monde, Tagore a toujours prôné l'unité et de la paix entre les hommes, le rapprochement entre l'Orient et l'Occident. Les comédiens Claudie Caro et Gérard Foucher liront quelques uns de ses textes. Tagore ne fut pas seulement romancier, essayiste, poète, mais un artiste total, à la fois conteur, dramaturge, peintre, musicien et danseur.

Une philosophie que partage le plus Français des artistes indiens, Raghunath Manet (samedi 10) qui danse, chante et joue du luth vinâ. Arrivé en France en 1985, il a revivifié la forme masculine du bharata nâtyam, danse classique du sud de l’Inde, art martial à la base, et liée depuis son origine liée aux pratiques religieuses.

Raghunath la popularise depuis des années sur plusieurs scènes du monde, quand il ne la réactualise pas en de multiples collaborations avec la chorégraphe Carolyn Carlson, l’accordéoniste tango jazz Richard Galliano, les jazzmen Archie Shepp, Michel Portal ou Didier Lockwood qu’il retrouve en octobre prochain à la Gaité Montparnasse avec leur création Omkara II.

Le même soir, le chanteur compositeur tibétain, lui aussi né et grandi en Inde du Sud, actuellement installé aux Etats-Unis, Phurbu T. Namgyal chante une musique ancestrale mélodieuse qu’il a renouvelée en écrivant une cinquantaine de chansons. Musicien prodige, il joue depuis ses onze ans du dramyen, instrument traditionnel typique de l’Himalaya.

Porté uniquement par la Maison du Tibet, le festival, qui ouvre ses portes cette année dès 11h, propose dans leurs formes anciennes et version Bollywood, outre le bharata natyâm, le kathak, une danse traditionnelle du nord de l’Inde, où les textes sacrés tels le Ramayana ou la Bhagavad-Gîtâ, étaient chantés et mimés pour être transmis à un public illettré.

Par David Marif | akhaba.com | 2011-09-06