Paco El Lobo mord Paris

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Paco El Lobo mord Paris

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Photos Guillaume Renaud

El Lobo (le loup, en espagnol) vient défendre mordicus à Paris du 1er au 18 février son nouvel album, Mi Camino flamenco, une douzaine de chansons déclamées par une voix légèrement voilée, forgée par les maîtres Pepe de la Matrona, Rafael Romero ou Juan Varea. La guitare chevillée au corps, Paco El Lobo a fini par trouver son chemin après une enfance marquée par la douleur et la rage.

Une vie qui l’aurait conduit aux boulots de survie, vols et trafics en tout genre, s’il n’avait rencontré les disques vieillots de Pepe de la Matrona et d’Antonio Mairona. Il sera donc « cantaor ou rien », dit-il. Il devenu chanteur. Un cantaor tragique, c’est sa prédilection, attiré par les thèmes de l’amour perdu, la passion sans retour, la mort.

Mais Paco sait aussi que le drame sublimé par le cante jando, le chant profond, est intimement lié à la joie exprimée par la bulería, le rythme rapide et festif, le plus populaire du flamenco où il excelle aussi. Il exprime ses palos, chants libres –le flamenco a quelque soixante styles répertoriés– dans toutes leurs couleurs, du plus sombre au plus solaire.

El Lobo s'est spécialisé aussi dans les musiques à danser depuis qu’il a reçu sa première guitare à treize ans avant de commencer à fréquenter à Madrid les tablaos, les restaurants où l’on dîne en écoutant le flamenco. Il rencontre les légendes du genre avec lesquelles il apprend les subtilités rythmiques du chant gitan, des palmas, ces claquements de mains qui font aussi le sel de l’art andalou, un récit où la joie est indissociable de la peine.

Par David Marif | akhaba.com | 2012-02-01

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