Le Malgache Jaojoby en tournée française

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Le Malgache Jaojoby en tournée française

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Photos Joël Pèlerin

Danser comme Eusèbe Jaojoby, c’est presque impossible. Frétiller avec sa vitesse impressionnante des hanches, secouer ses épaules de manière si frénétique et chanter en même temps, tellement habité et déclamant d’une voix claire, parfois perçante, ses poésies comme un cri de révolte contre les dévastations que subit son beau pays, notamment la déforestation sauvage, criminelle, de Madagascar. C’est son salegy (prononcer salègue).

A cinquante-six ans en 2012, Jaojoby (dites jojobe) est considéré encore comme le roi de ce genre emblématique de la musique malgache, vif, irrésistible, un rock d’origine rurale des hauts plateaux de Madagascar revifié, devenu urbain par la grâce revigorante des guitares électriques, batterie, synthétiseur, accordéon, dans l’une des nations des plus pauvres de la planète et des plus attirantes pour sa richesse musicale, sa nature endémique encore préservée malgré toutes les agressions dites modernes.

Aîné de treize enfants, né dans le nord-est de Madagascar, élevé dans la foi catholique, chantant dès l’enfance des cantiques d’un timbre fin, ample et puissant, Jaojoby déclame très jeune dans les clubs de la métropole de Diégo Suarez, la métropole du Nord malgache réputée pour sa vie nocturne, tout en assurant sa scolarité qui le fera devenir journaliste de la radio nationale dans la capitale Antanarivo. Une vie où il interprète des tubes internationaux et intègre progressivement des rythmes traditionnels malgaches

Jaojoby défend actuellement son nouvel album, le septième, Mila Anao (besoin de toi), dans une tournée française entamée début mai et qui passe en ce juin vendredi 1er par Pont-Audemer, Haute-Normandie, le 2 à Limoges, le 9 à Paris, au Petit Bain, le 16 à Marseille, le 23 à Strasbourg.

Accompagné essentiellement par sa famille dont son fils surdoué de la guitare, Elie Luca, Eusèbe intègre aussi dans ses compositions des cadences du continent africain comme la rumba et le kwasa kwasa congolais, tempos aussi trépidants et dansants que le salegy qui mêle la jubilation et la mélancolie dans un même élan vigoureux et facétieux.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com | 2012-05-30

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