Les 40 ans des Nass el Ghiwane sur Seine

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Les 40 ans des Nass el Ghiwane sur Seine

Avant le dit Printemps arabe, il y eut une révolution musicale dans le monde arabe, au tout début des années 1970. Elle est partie de Casablanca avec cinq jeunes chevelus qui se sont frottés à un autre bouleversement, qui a eu lieu dans le théâtre arabe, dans la métropole économique du Maroc.

Larbi Batma (chant, tbilate, disparu en 1997), Boudjemaâ H’gour (chant, derbouka, décédé en 1974), Mahmoud Saâdi (mort en 2005) qui avait tôt quitté les Ghiwane pour fonder Jil Jilala, remplacé par Allal Yaâla (banjo), aujourd’hui parti du groupe, Azziz Tahiri (guembri) qui a vite quitté le groupe et fut remplacé par Abderrahmane “Paco” Kirouche (guembri) parti à son  tour en 1993, et Omar Sayed (chant, bendir), le seul historique sur qui repose actuellement la légende de ces Rolling Stones arabes.

Aujourd’hui, Omar, le gardien du mythe, est épaulé par les frères de Larbi Batma, Rachid et Hamid, et Abdelkrim Chifa pour perpétuer ce style unique, imité par des centaines de groupes au Maroc et en Algérie, une musique acoustique qui sonne comme un rock du fond des âges, un chaudron où brûlent cadence gnawa, soufisme aïssawa, h’madcha et jilala, lyrisme melhoun, chant populaire chaâbi marocain, la aïta, le cri, en arabe, et poésie contestataire.

Folk et protest song repris jusqu’à aujourd’hui par une génération qui n’était pas née quand le regretté Boudjemaâ, dit Boudjemiî, déclamait : « Mon étoile ne mourra pas/L'amour ne mourra pas/Le bien ne mourra pas/La justice ne mourra pas ». 2011 est l’année des quarante ans du groupe qui est samedi 26 novembre à l'Institut du monde arabe, au bord de la Seine, qu’il connaît si bien.

Par Dominique Dupeyron | akhaba.com | 2011-11-25

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