Yom et Wang Li soufflent sur Paris

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Yom et Wang Li soufflent sur Paris

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Photos Thomy Keat

Du souffle, du bourdon et des vibrations font les improvisations déroutantes du clarinettiste Yom et du guimbardiste Wang Li. Le Parisien juif et le Chinois de Paris jouent de la musique acoustique, apparemment traditionnelle, mais, là, leur rencontre semble quelque chose de futuriste, une rencontre de troisième type, bien sûr.

Iconoclaste, as de la musique klezmer revisitée, l’humour à fleur de peau, frais trentenaire, Yom a déjà passé la moitié de sa vie comme musicien professionnel, une carrière commencée à dix-sept ans, à la fin des années 1990. Wang Li, lui, vient de Shandong, la province de Conficius (551-479 avant J.-C.), après avoir joué de la contrebasse dans un orchestre sous influence des rythmes occidentaux, et a étudié le jazz au Conservatoire de Paris. Il a fait de la guimbarde chinoise son instrument de prédilection.

Le désir des deux surdoués de jouer ensemble remonte à leur rencontre au Musée des Arts premiers de Paris. C’est chose faite avec leur disque Green Apocalypse, qu’il viennent défendre le mercredi 18 avril au Petit Bain du XIIIe parisien. Une composition inédite où la guimbarde et la clarinette produisent des effets insensés, parfois comme une sorte de musique électronique écolo.

Un éco-son qui invite aussi à la méditation. Wang Li n’a pas été accueilli pour rien par des moines séminaristes de monastère Saint-Sulpice à son arrivée en France. Fils de psychanalystes, Yom (Guillaume), lui, apporte un grain de folie dans leur chorus intense, fait de vibratos vertigineux, souvent une transe hypnotique.

Par Dominique Dupeyron | akhaba.com | 2012-04-16

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