Adnan Joubran sultan du oud

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Adnan Joubran sultan du oud

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Adnan Joubran © Ahmad Eloufi

Benjamin du célèbre Trio Joubran, le Palestinien Adnan Joubran offre à l’Institut du monde arabe un concert de haute tenue le samedi 18 et mène un master class le dimanche 19 février pour les passionnés du oud, le sultan des instruments de musique arabe.

Né il y a trente et un an à Nazareth, Adnan Joubran appartient à une dynastie musicale palestinienne s’étalant sur quatre générations, avec un père luthiste, une mère et une sœur chanteuses, et surtout ses frères Samir et Wissam avec qui il forme, à dix-huit ans, le fameux Trio Joubran.

Un triplé de joueurs de oud au doigté ensorceleur qui ont poussé les limites du maqam, ce multiséculaire système d’échelles mélodiques arabe, art de la rigueur et de l’improvisation qui arrache des clameurs d’émoi aux auditeurs quand il est exécuté avec maestria, comme le réussissent les frères Joubran.

Dès 2014, leur benjamin s’est ouvert un chemin sous son propre prénom (et nom) en s’associant à des musiciens d’autres univers, tels le virtuose franco-indien du tabla Prabhu Edouard, le violoncelliste français Valentin Mussou, l’Iranien Habib Meftah Boushehri (flûte, percussions), le saxophoniste espagnol Jorge Pardo. C’est la formation qui vient ce samedi 18 février (20h) enchanter l’auditorium de l’Institut du monde arabe (IMA).

L'expert Adnan Joubran

Venu à quinze ans au oud après avoir tâté de la percussion, Adnan s’est d’abord rêvé cinéaste. Ainsi ses compositions semblent des scènes de cinéma, des musiques qui stimulent l’imaginaire. D’ailleurs, il dit s’inspirer souvent d’une image pour imaginer des rythmes orientaux qui épousent d’autres cadences, tel le jazz, si semblable au maqam : rectitude et liberté.

Expert dans ces enchevêtrements harmonieux, Adnan Joubran propose à l’IMA le dimanche 19 février (14h30) aux oudistes ayant une expérience d’au moins trois ans un perfectionnement de leur pratique lors d’un master class – cour en version française – pour d’avantage maîtriser le oud et ses subtilités sans cesse en évolution.

Le oud, quatre mille ans d’existence

Il y est, bien sûr, question de technique dans cette classe vouée à l’excellence dans le maniement d’un instrument dont on a repéré les premières traces à Babylone vers 1800 avant J.-C. Onze, parfois douze cordes d’un outil de près de quatre mille d’existence qu’il faut manœuvrer avec une dextérité compétente, et dont Adnan Joubran est devenu maître malgré sa jeunesse.

Ficelles, astuces, l’enseignement de Adnan Joubran reste nourri par l’héritage familial d’abord et ensuite par l’installation, il y a près de quinze ans, à Paris, capitale mondiale des musiques du monde. Un monde où Joubran puise son intarissable inspiration qu’il veut partager en fin pédagogue avec les amoureux du oud, l’émir des instruments musicaux arabes.

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