Tablas au temple du jazz

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Tablas au temple du jazz

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Photo Patrice Dalmagne

As du tabla, la percussion emblématique de la musique d’Inde, Prabhu Edouard a joué pour de multiples artistes représentant autant de genres. Il vient (enfin) de sortir son premier album en leader, Kôlam. Une œuvre personnelle remarquable pour ses couleurs tout en nuance. Des tons qui invitent à la méditation quand d’autres entraînent la ferveur véhémente.

Un disque que Prabhu vient défendre au temple parisien du jazz. Rien d’étonnant à cela, car l’enfant de Pondichéry a tant tutoyé la note bleue, notamment avec son complice le guitariste français d’origine vietnamienne Nguyên Lê qui a mixé Kôlam. Et puis la musique indienne est un art de l’improvisation alliée à la rigueur, un jazz avant l’heure.

Dans un même mouvement de doigts, de paume des mains, Prabhu passe élégamment d’un rythme syncopé à une mesure fluide (et inversement), entre claquement et caresse des peaux de son instrument de prédilection. En fait deux fûts, le dayan (tambour droit) aux sons aigus et le bayan aux résonnances basses, qui forment un même instrument typique de la musique d’Inde du Nord, joué également aux Pakistan, Bangladesh, Népal et en Afghanistan.

Nomade musical, voyageant du tempo malgache à la cadence gnawa maghrébine, en passant par le baroque ou le ballet, Prabhu développe des mélodies épanouies, affranchies, mêlant classicisme et popularité, de la danse kathak à la comédie bollywoodienne.

Sur scène, il est entouré de quatre compères virtuoses, le Srilankais Manickam Yogeswaran au chant carnatique, le Réunionnais Johann Berby à la basse, un expert de la musique celtique, Sylvain Barou, à la flûte bansuri et Sandip Chatterjee au santour persan. Autant de personnalités et de styles qui expriment la liberté sans frontières de Prabhu Edouard.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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