Sia Tolno à l’Alhambra

concert

Sia Tolno à l’Alhambra

description: 

 

 

 

 

 

Sia Tolno © N’Krumah Lawson-Daku | Lusafrica

La Guinéenne Sia Tolno doit être sur un nuage avec son Prix Découvertes RFI remporté le 23 septembre 2011 dans la foulée de la sortie de son nouvel album, My Life,  bien accueilli par la critique. Un disque plein de ressources : une voix robuste, des rythmes admirablement joués, croisant afrobeat, rumba congolaise, funk, makossa ou rhythm’n’blues aux sons de guitare, saxophone, congas, orgue Hammond, accordéon. Sia, qui a grandi dans la Sierra Leone avant d’en fuir la guerre civile pour sa Guinée natale, a connu quelques épreuves d’une vie malmenée par la tyrannie domestique, les conflits armés, l’exil forcé. Des souffrances qui, bien sûr, inspirent son chant émouvant où l’amour n’est pas oublié.

Apprentie comédienne, animatrice de clubs de nuit à Conakry, Sia tire de cette expérience un aisance rare sur scène où la gravité de son chant est toujours compensée par quelque trait d’humour, voire d’autodérision salutaire.Des atouts qui permettent à Sia de tenter le pari de remplir l’Alhambra, la salle parisienne mythique du quartier de la République pouvant accueillir de 600 à 800 spectateurs (assis/debout). Un public qui peut (re)découvrir une figure de la modernisation africaine, le guitariste Mamadou Camara, ancien du Kaloum Star de Conakry, qui épaule de ses arpèges agiles et entraînants Sia Tolno dont la première partie est aussi une révélation pour beaucoup. Les Cordas do Sol, six garçons de l’île de Santo Antão qui viennent faire connaître un air méconnu du Cap-Vert, le sonjon ou san jon (de la Saint Jean). Une sorte de mazurka espiègle de guitares, violons où les Cordas détournent les moqueries sur l’accent et la naïveté que l’on prête à leur île, avec une forte dose d’auto-ironie.

albums relatifs
Mots cles
portrait: 
Région: 
dans la boutique
et aussi sur akhaba.com
Partager | translate
commentaires