Kayhan et Toumani au Festival d’Ile de France

concert

Kayhan et Toumani au Festival d’Ile de France

Hossein Behrouznia, Ali Bahrami Fard, Hossein Alizâdeh, Mohammad Reza Shajarian, Hamid Reza Nourbakhsh, Hamid Motebassem, Ali Akbar Moradi (Iran), Shujaat Husain Khan, Sandeep Das (Inde), Erdal Erzincan, Derya Türkan (Turquie), Sokratis Sinopoulos (Grèce), Alim Qasimov (Azerbaïdjan), Brooklyn Rider (USA)... Les uns après les autres, le vièliste kurdo-iranien Kayhan Kalhor défie en duel tout ce que la scène Musiques du Monde compte actuellement de virtuoses titrés. Une boulimie qui trahit son ambition internationale pour la  musique semi-savante du Kurdistan d'Iran. Instrumentiste au toucher exceptionnel, l'artiste insuffle notamment les formes nostalgiques taraneh et avaz/teknavaz à ces rencontres instrumentales.

A ma droite, Toumani Diabaté. L'un des plus grands joueurs de kora de notre temps. Virtuose jovial de cet instrument, le jeune malien est doté d'un phrasé exceptionnel, doublé d'une grande inspiration. Célérité, modernité. Son jeu en rafales restitue en musique le caractère épique de la chanson de griot. A la scène, Toumani multiplie aussi les duos, le plus souvent avec d’autres virtuoses de la kora. En Occident, l’artiste tire d’ailleurs sa notoriété du Grammy Award décerné à l'album Ali & Toumani (World Circuit, 2010), enregistré avec son compatriote, star mondiale de la musique mandingue, le très regretté Ali Farka Touré.

La rencontre inédite de Kayhan Kalhor avec Toumani Diabaté, organisée dans le cadre du Festival d'Ile de France, se tiendra le samedi 17 septembre à 20h30 au Musée National de Port-Royal des Champs à Magny-les-Hameaux (78).

Devant deux tempéraments en apparence si distants, un tel projet intrigue. Certes, le vièliste a déjà démontré l'ambivalence du kamanché face à l’ensemble Brooklyn Rider (USA) ou au Rembrandt Trio (Pays-Bas) dans son exercice favori : l’improvisation. Il passe, par exemple, habilement du solo tourmenté aux apartés en pizzicato ou au teknavaz extatique. Le défi pour Kalhor réside ici a priori dans la fébrilité généreuse de Diabaté, au point qu’on ne saurait en augurer la miscibilité. Définitivement, ce concert est placé sous le signe de la surprise, voire de la découverte.

Par Pierre D’Hérouville | akhaba.com

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