Le Cubain Manuel Galbán disparaît à 80 ans

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Le Cubain Manuel Galbán disparaît à 80 ans

Manuel Galbán, as de la guitare électrique, est mondialement reconnu à la suite de la fabuleuse aventure Buena Vista Social Club, du titre du CD sorti en 1997 et prélude à une série d’albums et de tournées internationales sous le même nom donné aussi à la réalisation du cinéaste allemand Wim Wenders sur l’équipée cubaine. Une fortune déclenchée par le bluesman californien Ry Cooder qui découvre Galbán et enregistre avec lui en 2003 Mambo Sinuendo, un disque récompensé par un Grammy Award l’année suivante. Manuel sera de la plupart des disques et des concerts des Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Pío Leyva, Rubén González, Orlando “Cachaíto” López », tous décédés, et Omara Portuondo (quatre-vingts ans, actuellement), sous la marque Buena Vista qui fera connaître au monde son jeu cool, son doo-wop tropical et ses cheveux de yéyé gominé.

Né en 1931 à Giraba, dans le sud de Cuba, Manuel y lance pratiquement le mouvement de musique cubaine mélangée de rock’n’roll, quand il fonde en 1962 avec quatre chanteurs et lui à la guitare Los Zafiros, qui font applaudir leur cocktail rhum on the rock par les Beatles à l’Olympia. A la dissolution des Zafiros, Galbán retrouve les sons du pays, son, boléro, mambo, et forme en 1974 le groupe Batey, toujours en brassant dans un style remarquable de fluidité d’effets de réverbération les tempos de son île, rhythm’n’blues, bossa nova ou filin, cubanisation du feeling étatsunien soul-jazz. Le cœur de Manuel Galbán s’est arrêté à ses quatre-vingts ans. La télé nationale salue sa disparition de « grande perte, non seulement pour la musique cubaine, mais aussi pour notre culture en général ».

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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