• instrument

    Luth archaïque de Mésopotamie, le tanbur kurde s’adresse à nous dans une langue qui a précédé l’ère des nations. Ses modes perdus survivent même à un revival récent au goût de Révolution Islamique. Retour sur l’épopée ininterrompue d’un dinosaure qui n’a jamais connu l’extinction.

  • genre

    Le smyrnéïko est l’Eden perdu du rebétiko grec. Ce genre éphémère s’est notamment imprégné de la saudade des migrants de la Grande Catastrophe d’Asie Mineure (1923). Sublimés par les voix éternelles de Róza Eskenázi et de Ríta Abatzí, les deux genres sont indissociables jusque vers 1932, date à laquelle les influences pireotiko l’aliènent irrémédiablement.

  • genre

    Réintroduit au Koweït par Abdallah Al-Faraj, le sawt est un chant lyrique arabophone du golfe Persique, qui doit autant sa popularité à sa modernité musicale qu’à sa chorégraphie spectaculaire zafan. Le genre fut prolifique sur la côte swahilie, mais aussi dans les comptoirs malais de Malaisie péninsulaire et d’Indonésie.

  • genre

    La tradition du ca trù est un art savant apprécié d’un faible auditoire de Vietnamiens lettrés des plaines dans toute la partie septentrionale du pays. Poésie chantée, attestée dès le XVe siècle, c’est la forme la plus ancienne de musique de chambre qui ait survécu au Vietnam.

  • genre

    Le hát chèo, né dans les villages du delta du Fleuve Rouge (Tonkin), depuis 3 000 ans berceau de la civilisation de riziculture du peuple vietnamien, est un opéra populaire du Nord du pays, sans rapport avec le théâtre traditionnel chinois, puisant ses origines dans la musique et la danse paysannes du Xe siècle.

  • instrument

    L’aghanim est une double clarinette berbère méconnue du Haut Atlas, apanage du sonneur-pasteur boughanim. Par sa taille inhabituelle, l’instrument en roseau introduit dans les danses villageoises un bourdon nasillard dans les graves, avec une modulation agréable du volume sonore et une économie monotone de son ambitus.

  • instrument

    Porté par le chanteur berbère Mohamed Rouicha, le lotar incarnait jusqu’à récemment le son identitaire des Imazighen de l’Atlas marocain. Désormais affranchi de ce registre pentatonique, ce petit luth piriforme connait à présent un regain d’intérêt dans le chaâbi marocain.

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